Dix ans derrière l'objectif, avant le premier chiot.
Deux races, une exigence de santé identique, et un studio photo qui n'a jamais fermé ses portes.
Ça a commencé par un refus.
Pendant dix ans, Camille a photographié des colleys et des bergers des Shetland dans les expositions canines de la province — le genre de contrat où on te demande de figer l'instant exact où le chien « se pose ». Elle a fini par connaître les standards de race presque aussi bien que les juges eux-mêmes.
Le refus est venu d'un éleveur qui lui a interdit de publier les photos d'une portée qu'elle trouvait exceptionnelle, prétextant qu'elles étaient « trop belles pour des chiots de compagnie ». Camille a décidé, ce jour-là, qu'elle élèverait ses propres chiens — et qu'elle les photographierait comme elle l'entendait.
Le studio est encore actif aujourd'hui : c'est là que naissent nos portées, entre les projecteurs et le vieux fond gris que nos familles adoptantes reconnaissent sur chaque photo qu'on leur envoie.
Deux races, une même exigence.
Nous ne diversifions pas. Bien connaître deux lignées vaut mieux que d'en survoler six.
Colley à poil long
Le grand chien de famille par excellence : posé, loyal, remarquablement doux avec les enfants. Son port de tête et sa démarche fluide en font l'un des chiens les plus photogéniques qui soient — ce n'est pas un hasard s'il a fait carrière au cinéma.
À savoir : le double poil exige un brossage rigoureux (deux à trois fois par semaine) et une mue saisonnière importante. Ce n'est pas un chien pour qui déteste l'entretien du poil.
Berger des Shetland
Une version miniature du colley, née dans les îles Shetland pour garder les moutons dans un climat rude. Vif, très intelligent, excelle en agilité et en obéissance — c'est le chien qui apprend un nouveau tour avant que vous ayez fini de l'expliquer.
À savoir : l'instinct de troupeau s'accompagne souvent d'un tempérament vocal — aboiements fréquents s'il n'est pas encadré tôt. Nous en parlons franchement avant toute réservation.
Le colley et le berger des Shetland partagent une prédisposition à l'anomalie de l'œil du colley (CEA) et à la mutation du gène MDR1, qui augmente la sensibilité à certains médicaments courants (dont l'ivermectine à haute dose). Nos deux races sont dépistées pour les deux, systématiquement.
La beauté commence par la structure.
Un chien qui se déplace bien a des hanches, des coudes et une colonne bien alignés — c'est la même mécanique qui produit une démarche élégante et une vie sans douleur articulaire. Aucune saillie n'a lieu avant que Watson et Freyja, nos deux reproducteurs, aient leurs résultats à jour.
Hanches et coudes
Radiographies évaluées par un organisme reconnu, sur les deux parents, avant l'accouplement.
Examen ophtalmologique (CEA)
Examen annuel par un vétérinaire ophtalmologiste, sur les deux races, chaque année.
Test ADN — MDR1
Test génétique confirmant le statut de chaque reproducteur, pour éviter d'accoupler deux porteurs.
Garantie de deux ans contre les maladies héréditaires graves, remise par écrit. Remplacement ou remboursement, à votre choix.
Venez voir le studio avant de décider.
Nous recevons les familles sur rendez-vous, même sans projet ferme. Vous verrez où les portées naissent, vous rencontrerez les parents, et vous pourrez poser les questions difficiles.
Un conseil, même si vous n'adoptez pas chez nous : méfiez-vous d'un éleveur qui vous propose une rencontre dans un stationnement ou qui refuse de vous montrer la mère. C'est le signal le plus fiable qui existe.